Les ORGUES
  Temple protestant de Tours  
     C’est en 1987 que le Pasteur Georges Philip, envisage le remplacement de l’ancien orgue Mercklin, devenu inutilisable, du temple protestant deTours . Il lance le projet de construction d’un orgue neuf ,de style baroque, en harmonie avec le répertoire protestant et avec l’architecture du bâtiment, d’une acoustique exceptionnelle.
Le projet est accepté en 2003. La réalisation de l’instrument est confiée à Rémy MAHLER, facteur d’orgue à Pfaffenhoffen (67).
Derrière le buffet aux formes contemporaines se cachent de nombreux jeux dont la douceur, la subtilité et la diversité rappellent les instruments construits au XVIIe siècle en Allemagne du sud.
L'orgue est caractérisé par un grand nombre de tuyaux en bois et une mécanique complexe qui permet d'utiliser certains jeux indifféremment sur l'un ou l'autre clavier, y compris la pédale. la présence d'un jeu de posaune de 16 pieds à la pédale et une mixture-tierce unique dans notre région. Il est accordé au diapason 415 Hz, c'est à dire un demi-ton en dessous du diapason moderne.
Il a été inauguré le 7 septembre 2007.
 
  Saint Ouen-les-Vignes  

    L’instrument est probablement un ancien orgue de salon du XVIIIè siècle, reconstruit en 1852  par le facteur François-Joseph Carlier, de Saint-Amand-les-Eaux et transféré en 1892 dans l’église. Bien entretenu jusqu’en 1963, l’orgue fut ensuite quelque peu délaissé. La restauration effectuée entre 1992 et 1994  par les facteurs  Jean-Loup Boisseau et Bertrand Cattiaux a privilégié un retour à une esthétique du XVIIIè siècle en conservant les tuyaux de cette époque  et en complétant  l’instrument par un nouveau matériel assorti à ce fond d’origine,  sans prendre en compte les modifications du XIXè siècle. Doté d’un clavier unique de 54 notes et d’un pédalier en tirasse permanente de 13 notes, l’orgue bénéficie d’une tuyauterie homogène qui privilégie l’exécution du répertoire baroque destiné aux petits instruments. Il fut inauguré le 20 mai 1995.

(Source : les orgues d’Indre-et-Loire, 1997, éditions Comp’act)

 
  Saint Paterne-Racan  

L’église de Saint-Paterne-Racan a été dotée d’un orgue entre 1830 et 1845. Agrandi entre 1845 et 1855 par le facteur Louis Bonn de Tours,, l’orgue fut utilisé  jusque dans les années 1960 puis laissé à l’abandon, il était devenu injouable. Sous l’impulsion du maire de Saint-Paterne-Racan, M.Henri Zamarlik, un projet de restauration fut élaboré peu avant 2000, à la faveur d’un projet de travaux plus vaste portant sur la réfection intérieure de l’église : la tribune fut ramenée à sa dimension d’origine pour une meilleure intégration du nouveau buffet et il fut décidé de reconstruire un  instrument intégrant les éléments les plus valables de l’ancien orgue.  Le projet d’un orgue de style baroque français logé dans un meuble à la façon d’un positif avec clavier disposé à l’arrière fut proposé par le facteur d’orgues jurassien Denis Londe.
 L’instrument comporte deux claviers : le clavier principal, dit de grand-orgue, comporte 53 notes sans premier do dièze, le second clavier de récit ne comporte que 37 notes. Un pédalier de 29 notes en tirasse fixe tire la basse du clavier de grand-orgue.
L’orgue fut achevé et inauguré  le 26 septembre 2008

(Source : programme de l’inauguration de septembre 2008)

 
  Chapelle Saint Roch - Hôpital Bretonneau de Tours  

         En 1867, l'hospice de Tours achète un orgue d'occasion au facteur tourangeau, d'origine allemande, Louis Bonn, pour "l'instruction des jeunes aveugles". Posé à même le sol, il trouve place sur la tribune construite en 1880, il reçoit en 1882 un buffet, il est, probablement, agrandi d'un second clavier, le récit expressif. On trouve des factures d'entretien pendant quelques années, puis plus rien. L'orgue est muet depuis très longtemps quand le CHRU envisage sa restauration au début du XIX° siècle. Elle sera réalisé par le facteur sarthois Lemercier, l'harmonisation par M. Conan. Les sommiers sont refaits ainsi que 60% des tuyaux. Un ventilateur électrique est ajouté.
Orgue de transition il a conservé de l'orgue baroque français des anches vigoureuses et possède, déjà, des jeux romantiques: gambe et voix céleste. Sa restauration à l'identique permet d'avoir le témoignage authentique et unique d'un orgue tourangeau du milieu du XIX° siècle. Ses 428 tuyaux sonnent bien dans l'acoustique savoureuse de la Chapelle Saint Roch.
Composition: grand orgue: 54 notes: flûte, bourdon, prestant, cromorne, trompette.
                     récit: 42 notes: flûte, gambe, voix céleste, hautbois.
                     pédalier à la française de 18 marches en tirasse permanente sur le G-O. Accouplement G-O/ récit.

 
  Conservatoire à Rayonnement Régional de Tours  

      Cet orgue fut construit en 2007 par le facteur alsacien Quentin Blumenroeder.
Cette réalisation fait référence à la facture italienne du XVIème siècle, tout particulièrement à l'orgue installé en 1536 à Arezzo pour la tuyauterie & à un instrument de 1588 pour la mécanique.
Très attaché à une tradition de la facture d'orgue qui respecte des gestes anciens qu'il qualifie de nobles, Quentin Blumenroeder a construit un instrument de quatre jeux (principale, ottava, duodecima & decimaquinta) pour un clavier manuel de 62 touches (de Fa 0 à Do 5 avec des doubles feintes pour mi b - ré # et sol # - la b à partir de la seconde octave) & un pédalier en tirasse d'une octave.
L'harmonie, chaleureuse & d'une grande clarté, bien colorée par le tempérament mésotonique de l'instrument, est tout à fait remarquable.
Cet instrument est notamment utilisé pour des cours d'interprétation dans le cadre du Département de Musique Ancienne du Conservatoire à Rayonnement Régional de Tours.

(source : Jean-Luc Etienne, Un orgue italien à Tours dans Les idées heureuses, Nice, 2009)

 
  Cathédrale Saint Gatien de Tours  
     
    

Comme toutes les orgues de cathédrale, l’orgue de la cathédrale Saint-Gatien a été l’objet de multiples transformations depuis son installation dans le transept sud au XVIè siècle. Le buffet dans son état actuel remonte à 1672. Il a retrouvé depuis 1996 sa couleur chêne clair d’origine. C’est le facteur Morlet qui avait établi dans une campagne de travaux de 1672 et 1677 un orgue de quatre claviers et pédalier dans le style typique des instruments français de la deuxième partie du XVIIè siècle. Cet orgue subit certes bien des modifications aux XVIIIè et XIXè siècles mais conserva sa structure d’origine jusqu’en 1927 où la maison Gloton-Debierre de Nantes reconstruisit de fond en comble l’instrument en vidant le positif de dos de sa tuyauterie et en le dotant d’une composition symphonique, avec une transmission électro-pneumatique. Longtemps attendue, une nouvelle reconstruction fut effectuée à partir de 1991 par le facteur Daniel Kern, de Strasbourg : l’orgue comporte maintenant trois claviers et pédalier ; le positif de dos a retrouvé une tuyauterie et la composition de l’instrument, doté de 56 jeux permet d’interpréter de manière crédible une grande partie du répertoire. Il fut inauguré au mois d’octobre 1996.

(Source : les orgues d’Indre-et-Loire, 1997, éditions Comp’act